La compatibilité chimique avant tout
Les carburants attaquent les élastomères. Le NBR tient correctement le gazole ordinaire, mais les carburants à forte teneur aromatique, les biocarburants et l’essence exigent du Viton. Le symptôme d’une garniture incompatible est toujours le même : gonflement, perte d’élasticité, fuite au joint tournant après quelques mois de service.
Le tuyau suit la même règle et doit porter la mention de compatibilité correspondant au carburant réellement distribué.
L’électricité statique n’est pas un détail
Un liquide qui s’écoule dans un tuyau génère des charges électrostatiques, et un carburant est à la fois isolant et inflammable. La continuité électrique de l’ensemble et sa liaison à la terre sont donc des conditions de sécurité, pas des options de confort.
Sur les postes de dépotage, un enrouleur de mise à la terre complète le dispositif en reliant le camion-citerne à la terre pendant tout le transfert. C’est un produit distinct, et les deux sont nécessaires. Dès que la zone est classée, l’enrouleur doit être certifié pour elle : voir notre page ATEX.
Le cas de l’AdBlue
L’urée en solution n’est pas un hydrocarbure et se comporte très différemment. Elle cristallise en séchant et attaque le cuivre, le laiton et l’aluminium. Un enrouleur destiné à l’AdBlue doit donc écarter ces métaux au profit de l’inox — un enrouleur à gazole n’est pas transposable, malgré la proximité des postes.



